Ayin de Sela Photo par Constant Couteille

Mon parcours

Née au Mexique dans une famille d’artistes, j’ai très tôt été attirée par la recherche de la grâce dans mon corps. J’ai commencé par la danse, qui m’a menée, de façon inattendue, vers le fil.

J’ai parcouru le monde pendant vingt ans comme funambule, médaillée d’or. Ce chemin m’a menée en France pour créer un spectacle de cirque avec mes sœurs. Animée par un intérêt grandissant pour la création, j’ai ensuite accepté une invitation à devenir co-directrice artistique du Château de Monthelon.

Lorsque la vie de ma sœur Lhasa a basculé, j’ai perdu l’équilibre et j’ai traversé une longue période d’immobilité. C’est dans ce silence que les senteurs sont venues à moi.

Je les ai suivies, et un autre monde s’est ouvert — un monde où rêves et symboles se sont liés, ouvrant une proximité nouvelle avec ma propre spiritualité. À travers les senteurs, j’ai commencé à découvrir que la perte elle-même contenait un cadeau caché.

Le parfum est devenu mon nouveau médium de création et s’est développé au cœur du théâtre, de la danse, de la musique et du cirque. À travers plus de mille créations de parfums personnels, ma recherche d’une expression authentique s’est approfondie et a donné forme à mon approche dans cet autre monde : celui des senteurs.

Ayin de Sela Photo par Aylin Gungor

Sur le fil, l’équilibre se révélait devant un public. Dans le parfum, il s’est déplacé vers l’intime, à travers la séance que j’ai développée pour faire émerger une recette personnelle. Comme la grâce cultivée dans la danse avait trouvé son expression sur le fil, l’équilibre appris sur le fil s’est déplacé dans l’invisible — jusqu’à devenir parfum, seuil entre les mondes.

Après plus de mille créations, je peux officiellement déclarer ma période d’essai terminée — et pourtant, j’ai le sentiment de ne faire que commencer.

Portrait Ayin de Sela
par Lhasa

une performance à la Piazza San Marco, Venise.